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Peut-on renoncer à une passion ? Mettre sa vie entre parenthèses ?
Dans Un soir au club, le personnage de Christian Gailly, ancien pianiste de jazz de talent qui a tout abandonné pour ne pas sombrer, ne se pose pas la question.
Jusqu’au jour où… un déplacement professionnel, une heure à tuer avant de reprendre un train, dix années de vie de bon mari, bon père, bon technicien du chauffage industriel basculent.
Simon Nardis (son nom fait référence à un titre de Miles Davis) se laisse entraîner à boire un verre dans un club. Et, d’entrée, il est secoué. Par Coltrane.
Il replonge, à fond dans ses vertiges anciens d’alcool et de jazz. C’est le bonheur qui revient. Fulgurant.
Et si la rechute de Simon était plutôt son ressaisissement ?
Passé la première page, comme la porte du club, il est difficile de s’arracher à la musique du roman de Christian Gailly.
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